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Absence

On chancelle quand on perd
Un proche on vacille de l’intérieur
Les fibres qui nous tenaient reliés à lui
Cèdent net ou par déchirements lents et silencieux
Qui n’en sont pas moins cruels à vif dans la chair blême et

On ne tient debout que dans le souvenir
De leur prolongation de son corps en vie à notre corps Fragile bâtisse de son sourire à notre regard inquiet
Mais le vide s’installe la tension des
Liens retombe ramollissant
Tout désir en pointillés

​

Il faudra du temps pour que

De mémoire on recompose

Ce qu’on veut garder de
Lui qui occupera désormais

Tendu là sous notre corps

Comme une trame

Solide gainant notre colonne

    –  son absence

© 2018  Béatrice Huaulmé

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